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Dans toutes constructions, de la charpente dépendra la préservation à long terme de votre maison.La modification de la charpente, ou son renforcement, est le premier travail à réaliser pour dégager le maximum d’espace dans vos combles. Une même habitation peut être composé de plusieurs charpentes.

Les charpentes bois

Généralement en bois dur, souvent du chêne ( charpentes traditionnelles) et maintenant plus souvent en résineux, sapin ou pin (bois qui poussent deux fois plus vite, utilisables au bout de 20 ans). Ces bois viennent du Canada (Hemlock ou pin d’Oregon), des pays d’Europe du Nord, et de France (pin des Landes). Il existe de nombreuses technologies de charpente : les plus classiques sont en bois ou métal, les plus modernes sont les poutres composites assemblées par collage (lamellé-collé, membrures ou bois massif ).

Du point de vue de la forme, les deux types de charpente les plus rencontrées sont la charpente traditionnelle et la charpente industrielle.

Charpente traditionnelle :

La charpente dite « traditionnelle » se rencontre essentiellement dans les maisons de vieilles générations. La charpente traditionnelle consomme plus de bois, et est donc plus onéreuse que la charpente industrielle moderne.
Cette charpente traditionnelle est montée principalement selon deux méthodes : soit en fermettes simplement, soit en fermes porteuses. Les charpentes à fermettes sont plutôt destinées aux ardoises légères, les fermes aux toits en ardoises rustiques ou en tuiles, plus lourdes.

Dans une toiture traditionnelle à fermes, les fermes porteuses sont des triangles de bois épais, peu nombreux (3 mètres entre fermes). Sur ces triangles, le couvreur vient poser horizontalement des pièces à forte section, les pannes. On identifie plus particulièrement la panne sablière (en bas) et la panne faîtière (en haut).

Les charpentes en fermettes sont moins chères. Les fermettes se placent tous les 60 cm, mais leur épaisseur est bien moindre. Sur ces pannes reposent de longues pièces de bois de plus faible section, qui partent
du faîtage jusqu’au bas du toit, les chevrons, sur lesquels reposera ensuite la couverture
(directement ou avec une volige). On trouve parfois un mur dit « de refend » au milieu du comble, destiné à supporter la charpente en son centre.
Selon la pente du toit, les modifications de charpente sont variables : en cas de forte pente, le simple rehaussement des entraits peut suffire (entrait retroussé ou suspendu selon les textes).
En cas de pente moyenne, il faut alors renforcer les fermettes au milieu par des « potelets » verticaux ou inclinés (jambes de force).

Les toits dits « à faible pente » sont plûtot utilisés sur des constructions industrielles des années 70 et 80. Ils utilisent des fermettes triangulées avec des fiches en W. Il est alors nécessaire de doubler les arbalétriers par clouage d’une demi-ferme et renforcement par potelets.
Compte tenu de la longueur des solives, il est aussi nécessaire de reprendre les charges à l’étage en dessous par des poteaux supplémentaires.
Le procédé « Sanford » sur ce type de charpente consiste à renforcer l’ancienne charpente par des poutres treillis longue portée. Elles prennent appui sur les murs de façade à raison d’une poutre par fermette existante. Ensuite, on renforce la charpente par des arbalétriers, jambes de force et entraits hauts suivant les techniques classique.
Une fois ces travaux exécutés, on coupe les éléments de l’ancienne charpente pour dégager le volume central à aménager.

Les fermes en lamellé-collé (lames de bois collées) ont une portée très supérieure, qui permet de se passer des jambes de force, et donc de libérer encore plus d’espace.

Charpente industrielle :

Dans une toiture type « tout fermettes» (dite aussi industrielles ou « à l’américaine »), les fermettes (composées de deux arbalétriers et d’un entrait) sont toutes identiques et serrées en triangles porteurs (tout les 60 cm). Les fermettes sont découpées à la base pour reposer sur la sablière, pièce de bois reposant horizontalement sur les murs porteurs. Jambes de force et croisillons occupent tout l’espace habitable du comble ou directement la couverture (volige), ce qui le support de toiture quand il existe (linteaux), La charpente dite « industrielle » est constituée uniquement de fermettes espacées généralement de 60 à 90 cm, recevant directement économise pannes et chevrons.
Les assemblages au niveau des articulations sont faits par des goussets en contre-plaqué, ou par des connecteurs métalliques traités contre la corrosion.
Le plancher est souvent impropre à supporter les charges futures de l’aménagement du comble (meubles). Il n’a été dimensionné à la construction que pour supporter le poids (faible) du plafond ! Il faudra donc renforcer les entraits, voire créer un nouveau plancher.

La solution que nous utilisons de manière courante est la moins coûteuse. Elle est dite « à poutres autoporteuses ». Nous renforçons les arbalétriers des fermettes pour les rendre « porteuses », leur ajoutons un entrait qui soutiendra le plafond. Les arbalétriers sont soutenus au premier tiers par des poutres horizontales à treillis portant sur les pignons, qui vont fixer la limite basse des rampants.
Ces poutres particulièrement robustes aident les fermettes renforcées à supporter le poids de la toiture. Elles supportent en plus le poids du plafond d’en dessous et celui du nouveau plancher qui sera réalisé à partir des entraits des fermettes, mais renforcées.

Une charpente peut selon la nature des travaux être modifié ou surelevé, exemple dans le cas d’une surélévation du toit, pour  l’ajout d’un étage à une habitation.

Ne mettez pas en danger votre maison en entreprenant ce type de transformation seul.
Modifier une charpente demande beaucoup d’expérience, à tel point que nous même, dans certains cas, faisons valider notre projet par un architecte avant d’intervenir !

Demandez nous conseil !